Tout a commencé lorsque j'étais en rhéto (terminale, chez nos amis français ;-) ), je n'avais que 17 ans.
Durant le mois de décembre 2003, une fatigue inexpliquée s'est installée, j'avais de plus en de plus de mal à monter les marches des escaliers de mon école. Par la suite, je me suis mise à boire de plus en plus et à perdre du poids.
Je suis alors allée consulter un médecin généraliste qui s'est révélé être une véritable nullité : pour lui j'étais anorexique et atteinte de mononucléose. Il m'a ensuite renvoyée chez moi en me prescrivant des vitamines...
Mon état s'est ensuite rapidement dégradé : je buvais 6 litres d'eau par jour, j'urinais tout le temps (et ça collaiT à la planche !), j'étais de plus en plus déshydratée, ma perte de poids s'accentuait dangereusement (à la fin, je pesais 37Kg pour 1m64...), je dormais quasiment en permanence et étais très faible.
Je suis alors retournée chez cet abruti de médecin avec mère. Je lui ai demandé si je ne souffrais pas de diabète (j'avais étudier ça à l'école et comme je m'étais faite busée à mon devoir, ça m'avait marqué ! Maintenant, j'ai tout compris LoL)
Il m'a répondu que non puis, il s'est quand même décidé à me faire une prise de sang et n'a pu que constater son erreur...
Il m'a alors dit que je devrais me rendre à l'hôpital la semaine suivante pour y être traitée !!!!! Il n'avait même pas remarqué que mes résultats sanguins étaient plus qu'alarmants (pH : 6,9 ; HbA1c :19,5 !!!!) et que je devais par conséquent me rendre immédiatement à l'hôpital !
Je suis donc rentré à la maison mais la nuit qui a suivi fut horrible : je ne parvenais plus parler vu mon état de déshydratation avancé ; j'avais des douleurs abdominales atroces ; j'hyperventilais ; quand je dormais, je délirais ; j'ai commencé à vomir et je me suis retrouvée assise sur le sol des toilettes sans parvenir à me relever....
Mes parents m'ont alors emmenée aux urgences où le diagnostic fut enfin posé : coma acido-cétosique témoin d'un diabète de type 1 de novo (il était 2H17 du matin, le 27 février 2004). Ces médecins m'ont sauvée in extremis (il me restait, selon eux, 2h à vivre).
Je suis restée 1 semaine aux soins intensifs puis 1 semaine en gériatrie (il n'y avait plus de place en pédiatrie). Suite à ces événements, je suis devenue hypermétrope, donc pas moyen de lire ou de regarder la télé, de me regarder dans la glace, de voir le visage des gens qui venaient me voir ou encore de voir à quoi ressemblait la bouffe (génial !).
Heureusement, cette hypermétropie fut temporaire (elle restée 2 mois quand même).
J'ai ensuite rencontré mon diabétologue et son équipe : tous géniaux ! Ouf !
J'ai alors dû apprendre à me faire 4 injections par jour, à prendre ma glycémie, à régler plus ou moins les doses d'insulines et à subir ces hyper- et hypoglycémies.
Je ne suis retournée à l'école que vers le mois de mai, d'une manière assez irrégulière. J'ai quand même réussi à rattraper mon retard scolaire et à terminer mon année. Je tiens à remercier tous les étudiants et les profs qui m'ont aidée!
Fin juin, mon HbA1c était retombée à 8,5.
Vinrent ensuite les vacances et puis ma rentrée à la fac de médecine à l'UMH!!
